mardi 12 juillet 2016

Recension : Hildegarde de Bingen par Marie-Anne Vannier

Marie-Anne Vannier
Scivias I.6: Le choeur des Anges,
extrait du Rupertsberg manuscript, fol. 38r.
Proclamée docteur de l’Eglise en 2012 par Benoit XVI, Hildegarde de Bingen n’a pas attendu cette reconnaissance ultime pour exercer une profonde influence sur la chrétienté et fascination sur l’Occident[1]. Son œuvre protéiforme – littéraire, picturale, médicale et musicale – est d’une richesse qui justifie en pleinement cet intérêt et les nombreuses études dont elle est l’objet. La dernière en date vient de paraître aux éditions Entrelacs, sous la plume de Marie-Anne Vannier[2].

Docteur en philosophie et professeur de théologie à l’Université de Lorraine, Marie-Anne Vannier s’est spécialisée dans l’étude des Pères de l’Eglise, Augustin et Jean Cassien en premier lieu, et de Maître Eckhart et des mystiques rhénans. Si Hildegarde de Bingen n’appartient pas directement au groupe des mystiques rhénans, elle n’en constitue pas moins une origine lointaine[3]. Si bien qu’elle est aussi l’une des grandes figures chrétiennes à laquelle Marie-Anne Vannier consacre une partie de ses travaux.

Après avoir publié deux essais au sujet de la sainte visionnaire[4], elle en fait aujourd’hui paraître un troisième qui est une parfaite introduction à la vie et à l’œuvre d’Hildegarde. L’ouvrage se décompose en deux parties. La première, quelques 90 pages, nous donne un excellent aperçu de la vie de la sainte et étudie l’élaboration de l’œuvre, tant théologique que scientifique et musicale. La seconde partie est une anthologie d’une centaine de pages. Elle recueille des extraits de l’œuvre et de la correspondance d’Hildegarde et incitera, souhaitons le, nombres de lecteurs à aller plus avant. Pour ce faire, ils n’auront qu’à se reporter à la bibliographie synthétique qui clos l’ouvrage.

Pour en savoir plus, 

il suffit de cliquer sur l'ouvrage ci-dessous:

Editions Beauchesne
191 pages, 16 euros





[1] Reconnue de son vivant par les plus hautes autorités de l’Eglise, le procès de canonisation d’Hildegarde de Bingen fut ouvert sur mandat du pape Grégoire XI daté du 27 janvier 1227. Sur la raison de cette longue attente de canonisation, on se reportera à la page 28 du livre qui est l’objet de cette recension.
[2] Signalons que Marie-Anne Vannier avait précédemment fait paraître dans cette même maison et collection « Sagesses éternelles », un Saint Augustin en 2011.
[3] A ce sujet, on se reportera à l’article que lui a consacré Marie-Anne Vannier au sein de son indispensable Encyclopédie des mystiques rhénans, éd. du Cerf, 2011, p. 570.  
[4] M.-A. Vannier, Prier quinze jours avec Hildegarde de Bingen, éd. Nouvelle Cité, 2012 et Les Visions d’Hildegarde de Bingen dans le Livre des œuvres divines, éd. Albin Michel, 2015.

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